La permanence des kinésithérapeutes de l’Allier démarre le 18 novembre jusqu’au 25 mars. L’objectif est d’assurer les soins pour les bébés atteints de la bronchiolite le week-end et les jours fériés.

 

Contagieuse et dangereuse chez les moins de deux ans, la bronchiolite s’apprête à faire son retour à l’approche de l’hiver.

Depuis dix ans, un dispositif de permanence est mis en place par une quarantaine de kinés dans l’Allier, le week-end et les jours fériés. Néanmoins, ce dispositif sera restreint cette année, face à l’absence de financement de l’agence régionale de santé (ARS).

1 Tout savoir sur la bronchiolite. « La bronchiolite est une inflammation des petites bronches, qui permettent à l’air de circuler dans les poumons, détaille Gilles Chalot, kinésithérapeute à Yzeure. Elle touche en moyenne 30 % des nourrissons. Mais surtout, la bronchiolite se propage rapidement, au moindre contact direct (sécrétion) ou indirect (à travers un objet). Les symptômes durent une dizaine de jours, au-delà, il faut aller voir le médecin traitant.

2 Prévenir et\ou guérir. Entre garderies et repas de famille, les vacances d’hiver sont la période la plus propice au développement de la bronchiolite. Certains réflexes sont préconisés afin de limiter la transmission du virus. « Il faut éviter d’emmener le bébé dans des lieux très fréquentés, le moucher régulièrement ou encore bien nettoyer ses jouets. Dès l’apparition des premiers symptômes le kiné va accélérer le flux respiratoire grâce à des séances de massage d’une vingtaine de minutes. L’objectif est de libérer les bronches du nourrisson. Les soins doivent être continus, c’est-à-dire tous les jours. Là est toute l’importance de ce dispositif, qui n’existe pas à l’hôpital et qui est remboursé par la sécurité sociale ».

3 Dispositif maintenu mais réduit dans l’Allier. Du 18 novembre au 25 mars, une quarantaine de kinés alterneront une permanence le week-end et les jours fériés. « Les années précédentes, le dispositif a été mis en place plus tôt et s’est terminé plus tard. Pour la première fois, cette année, l’ARS ne nous donne aucun financement. Le dispositif fonctionne alors avec les économies de 2016, qui représentent 62.000 ¤. Cela implique une astreinte payée 25 % de moins pour les kinés, et une réduction de la durée des permanences. Si l’année prochaine nous n’obtenons pas de financement, il faudra arrêter le dispositif. »

Les trois pôles de l’Allier, Moulins, Vichy et Montluçon diffuseront le numéro à contacter selon les praticiens de gardes, sur le site : « garde-auvergne-bronchiolite.fr » ou dans les pages locales de La Montagne .

Marjorie Ansion

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